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Entre prostatectomie et radiothérapie, j’ai choisi la première option
Je souhaite ici apporter un témoignage de quelques lignes sans négliger le versant psychologique lié aux affres du doute voire de l’angoisse à l’annonce du diagnostique.
A l’âge de 66 ans, en mai 2019 il m’a été diagnostiqué un cancer localisé : Gleason 7 ( 3+4 ) – grade 4 < 5% ce qui restait encore du domaine de la guérison à ce stade de la maladie, m’a t-on déclaré.
Entre prostatectomie et radiothérapie, j’ai choisi la première option
Pour autant la période qui s’en est suivie reste un souvenir particulièrement pénible. Tiraillé par le doute quant à la décision à prendre – prostatectomie versus radiothérapie – j’ai été amené à consulter à quatre reprises avant de porter mon choix, sans finalement rencontrer un praticien qui m’oriente vraiment sur une option (une grande solitude s’empare alors de vous quant à la pertinence du choix inconvénients/bénéfices de l’intervention) pour la prostatectomie.
Je dois préciser qu’avec le recul il me semble que ce diagnostique pouvait être prévisible car mon PSA flirtait déjà depuis 2/3 ans avec des valeurs qui oscillaient entre 6 et 7. Par contre en consultation le TR était chaque fois impeccable ce qui explique probablement la position de mon urologue pour laquelle bien évidement je ne trouvais rien à redire…pour autant l’attentisme était-il le bon choix ?
L’intervention a donc eu lieu en septembre 2019 et les suites de l’opération se sont déroulées sans complication avec préservation vasculo-nerveuse – fuites urinaires éradiquées en 3 mois et évolution progressive de la fonction érectile jusqu’à aujourd’hui. Bon, s’agissant de ce dernier aspect les choses restent encore perfectibles mais de gros progrès ont été réalisés quand je compare avec les mois qui ont suivi l’après opération – notamment piqures Edex 10 la plupart du temps ratées et évidemment douleurs conséquentes sans aucune érection satisfaisante avec pénétration et ce jusqu’en mai 2020. Je sais que cela reste un sujet de préoccupation essentiel pour mes congénères d’infortune et cela l’a était aussi pour moi mais je pense que lorsqu’il y a eu préservation nerveuse, c’est une chance qu’il faut exploiter psychologiquement car ce versant là est essentiel.
Encore aujourd’hui il m’arrive de douter lorsque les rapports n’ont pas été, je le crois, satisfaisants – risque également que l’Edex devienne finalement une sorte de béquille ! – oui les progrès sont souvent chaotiques et ne sont surtout pas linéaires, je dirai plutôt qu’il sont perceptibles par étapes.
Quant au choix du type d’intervention qui a été le mien je pense qu’il ne convient pas ici de commenter car plusieurs paramètres personnels rentrent en jeu pour chacun de nous – considération des bénéfices/inconvénients, âge du patient, stade de la maladie, etc. Voici donc quelques lignes finalement similaires aux témoignages de mes compagnons d’infortune qui témoignent de la souffrance psychologique à l’annonce du diagnostique mais également de la renaissance de l’espoir lorsque les suites de l’intervention/maladie semblent s’estomper au fil des mois.
Janvier 2021