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Adepte de la course à pied et du vélo, j’ai pu reprendre le sport après mon traitement
Si vous avez suivi mon histoire vous savez que j’ai eu une prostatectomie radicale en janvier 2023 puis une radiothérapie de 33 séances en juin et juillet de la même année avec en parallèle une hormonothérapie pour 2 ans. Autant vous dire que coté condition physique j’ai pris un coup. Je suis âgé de 63 ans et je n’ai jamais aimé le sport dans ma jeunesse. A 40 ans je me suis dit qu’il était temps de bouger si je ne voulais pas finir avec une attaque cardiaque, un AVC ou autres incapacités physiques. Je me suis donc mis à la course à pied. Ma progression a été lente mais au final j’aimais bien ça et je pratiquais la course 2 ou 3 fois par semaine. Je me suis également inscrit à quelques courses, d’abord des 10 km, puis des semi-marathons (ma préférence) et au final un marathon que j’ai trouvé très éprouvant. Une de mes dernières courses aura été l’EcoTrail de Paris sur 30 km. En parallèle, depuis quelques années, je pratiquais également le vélo pour aller travailler, soit 30 km aller-retour 3 ou 4 fois par semaine. Mais voilà la découverte de mon cancer. Après la prostatectomie radicale le chirurgien me demande de rester 4 semaines sans courir et d’interrompre le vélo. Je tente donc de reprendre la course après ce délai mais du sang dans les urines me ramène rapidement à la réalité et faute de course je me mets à marcher. Au final j’ai attendu 2 mois et demi avant de pouvoir courir à nouveau et encore en fractionné lent, alternant course et marche. Petit à petit, mon énergie revenant, je réussi à courir de nouveau mes 10 km sans interruption deux fois par semaine. Par contre, des douleurs persistantes dans le bas ventre m’empêchent de reprendre le vélo. Arrive malheureusement mon traitement de radiothérapie et d’hormonothérapie à l’été 2023. Je poursuis cependant la course tant que possible mais la fatigue générale me stoppe une semaine avant la fin de la radiothérapie. Je reprends la course à pied quelques temps plus tard mais à nouveau en fractionné lent pendant 1 mois, 750m de course puis 250m de marche sur une distance de 10 km. Je n’ai cependant toujours pas repris le vélo à ce moment-là. En septembre 2023 je peux enfin reprendre mon rythme normal de 10 km de course sans interruption deux fois par semaine. Le moral remonte. Sinon, j’avais prévu de ne reprendre le vélo qu’à la fin de l’année 2023 mais comme la pratique me manque énormément je décide de redémarrer la pratique début octobre (30 km par jour, 2 à 3 fois par semaine). L’hormonothérapie a de nombreux effets indésirables dont la perte musculaire et la prise de poids. Autant vous dire que pour conserver mes paramètres de santé c’est un combat de tous les jours. Je surveille à la fois la quantité et la qualité nutritive de ce que je mange. Soucieux de garder mes muscles (je n’en ai déjà pas beaucoup) je décide en octobre 2023 de m’inscrire dans la salle de musculation de mon entreprise et je découvre le rameur. Quelle merveille cet appareil. Il parait qu’il fait travailler 90% des muscles et qu’en plus il fait perdre du poids. Je rajoute à la séance de rameur un peu de travail doux sur les machines de musculation. Me voilà ainsi avec une nouvelle activité sportive que je pratique 3 fois par semaine en plus de la course à pied et du vélo. En conclusion : La reprise du sport après les différents traitements n’est pas impossible mais elle demande un peu de temps et une progression lente sans jamais chercher à retrouver ses performances antérieures. Il est préférable de commencer l’entrainement avant les traitements pour avoir un capital de base qui servira pour rebondir. Pour ma part, j’espère que je progresserai encore car la fatigue et la hausse de mon rythme cardiaque durant l’effort me rappellent à chaque instant que je sors d’une épreuve difficile.
Didier, novembre 2023
L’activité physique m’a aidé à supporter la maladie et les traitements
Il y a un an et demi lorsqu’à l’occasion d’une banale prise de sang, j’ai appris que j’avais un cancer de la prostate. C’est comme si une enclume m’était tombé sur la tête ! Très vite j’ai essayé de me renseigner et de prendre des informations sur cette maladie. Et j’ai trouvé sur Internet l’association ANAMACaP à laquelle j’ai immédiatement adhéré. Grâce à vos conseils, renseignements et informations et surtout grâce à votre écoute téléphonique bienveillante et avec vos réponses si précises et documentées à mes questions, j’ai pu trouver la thérapie qui me convenait le mieux. J’ai choisi en toute lucidité le traitement par hormonothérapie, rayons et curiethérapie plutôt que l’ablation de la prostate que j’envisageais comme une mutilation insupportable… Votre présence, votre disponibilité, votre patience lors de mes appels nombreux à cette période difficile m’ont été d’un grand secours et d’un grand réconfort, merci! Rien que pour cette permanence téléphonique, l’ANAMACaP a le mérite d’exister et est utile aux personnes qui découvrent leur maladie. En septembre 2022, lorsque j’ai commencé mes traitements, je me suis fixé un objectif : essayer à la fin de mon protocole de soins de gravir le Mont Blanc. Tous les jours pendant cette année je me suis entraîné en faisant 2 heures quotidiennes de marche et une heure de culture physique. Ça m’a permis d’être mieux dans ma tête et dans mon corps et de mieux (je le pense) supporter les traitements et notamment les nombreux effets indésirables (c’est une litote) de l’hormonothérapie. Fin septembre 2023, à la fin de mon traitement hormonal, je suis parti à Chamonix et pendant 10 jours je me suis entraîné à marcher en montagne, haute montagne, glaciers et à m’acclimater à l’altitude. Enfin le 6 octobre, avec mon guide, un type génial rencontré lors d’un tournage à Chamonix il y a 25 ans, nous sommes partis jusqu’au Refuge du Goûter (l’ancien car le nouveau était fermé) et le 7 octobre nous avons tenté et réussi l’ascension du Mont Blanc. 4805,59 mètres de difficultés et de bonheur… Je voulais vous dire ma gratitude pour avoir été très présente à mes côtés pendant cette année compliquée pour moi et partager avec vous la joie d’avoir réussi à concrétiser ce projet un peu démesuré que j’ai eu en septembre 2022. Merci à l’ANAMACaP pour votre présence et pour l’attention que vous m’avez portée. Merci à vous pour votre accueil et votre écoute bienveillante lors du tout début de mon parcours de soins. Cordialement.
Jean-Marc, janvier 2024