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Les témoignages sont le plus souvent postés par des personnes encore touchées par la maladie, ce qui peut donner une impression « négative ». Les personnes qui se sentent guéries souhaitent passer à autre chose et ne laissent pas forcément de témoignage alors que leur vision de la maladie aurait certainement une connotation plus positive.

Mon expérience ...
Claude
23 Jan 2018

Bonjour à tous,mon récit : Claude 50 ans Aout 2015, j'ai 47 ans, en pleine forme physique, la dernière visite chez mon généraliste date alors de 3 ans auparavant , aucun souci de santé , du sport au quotidien , bref, tout va bien. J'ai besoin d'un certificat médical pour une épreuve sportive prévue début septembre, rdz vs pris chez mon généraliste, qui en profite por me prescrire une analyse de sang, histoire de checker le cholestérol etc… Sous divers prétextes futiles,je ne fait pas cet analyse de sang, pas le temps,pas envie,pas le besoin… Ma femme a insisté à de nombreuses reprises ,profitant de quelques jours de repos à l'approche des fêtes de Noël , elle me dit ''plus d'excuses'' Quelques jours plus tard, les résultats arrivent. Tout est ok,sauf un truc qui s'appelle PSA! Taux 5 Kezako? Rapide recherche sur Google, groupe psa, prostate , ah on y est! Bon il paraît que le vélo ou un rapport la veille de la prise de sang peu influencer le diagnostic. J'ai les 2!! Échographie,IRM, palpation, tout paraît normal, Mon urologue me propose une biopsie pour lever tout les doutes. On y va… Retour quelques jours plus tard pour les résultats,et la… Cancer de la prostate en stade 2 gleason 6, les 2 lobes sont touchés. Tout s'écroule. La prostate, mais c'est pour les vieux!! La prostatectomie s'est vite imposée,le 22 Mars 2016, je passe entre les mains de mon urologue et de son robot Da Vinci. Convalescence 4 semaines et retour à mon activité professionnelle dans d'excellentes conditions. Au niveau désagréments,des fuites urinaires proches de 0,que dans des cas d'efforts très particuliers, des erections très satisfaisantes, même si c'est moins spontané qu'avant, il a fallu environ 12 mois pour retrouver le niveau actuel,et aussi pour arrêter d'y penser , ça aide aussi ( les bandelettes ont été préservées et les tumeurs n'ont pas passé la membrane,3 ds le lobe G et une de 2 cm ds le lobe D) 20 mois plus tard, PSA annuel quasi indétectable à 0,02. Inutile de vous dire que je suis passé par tout les stades psychologiquement, sans compter que la meme semaine, ma femme m'apprend qu'elle est enceinte ( rire,pleurer, je ne sais plus) En synthèse,j'ai ressenti tout de suite le besoin d'en parler à mon entourage personnel et professionnel, homme et femme, j'ai parlé de tout, des risques,érectiles, urinaires, pour ceux qui me l'on demandé, certains n'osent pas , j'y suis allé pour eux, cela m'a fait du bien d'en parler, d'expliquer,c'est un peu tabou comme cancer, je l'ai tout de suite perçu dans le regard des autres. J'aurai apprécié lorsque cela m'est arrivé de pouvoir échanger avec d'autres personnes,cela m'a vraiment manqué. Je remercie évidement mon Généraliste pour son sens professionnel ( il prescrit le PSA des 40 ans) merci merci Ma femme pour ne pas avoir lâché l'affaire sur la prise de sang Mon urologue.un type formidable . Et mon petit dernier qui a 14 mois et qui m'a bien aidé à penser à autre chose aussi. Voilà, si mon expérience peux apporter quelque chose, rassurer, éclairer, c'est tout gagné!

Traitement de la rectite radique
gymnaute
19 Jan 2018

dès le début de la radiothérapie il y a 27 mois, j'ai souffert de rectite radique jusqu'à 6 passages quotidiens aux toilettes pour diarrhées. Je ne trouvais pas d'information sur le traitement de ce problème dans les pages de l'ANAMACaP. Devant l’indifférence ou l'incompétence en la matière du corps médical qui ne proposait que du SMECTA contestable par sa teneur en aluminium, je me suis donc tourné vers la pharmacopée plus naturelle incluant des prébiotiques, de la glutamine … Depuis deux mois, plus de problèmes, cela semble terminé et ceci grâce à une cure de 2 mois de SERRAPEPTASE cette enzyme qui se trouve dans l'intestin du ver à soie. C'est un antiinflammatoire puissant sans effet indésirable. Elle est surtout utilisée depuis une trentaine d'années par des cardiologues allemands pour lutter contre l'hypertension artérielle car elle dissout les dépôts vasculaires.Le hic est que l'on ne la trouve pas en France. Gymnaute  

Note de l'ANAMACaP : nous avons demandé l'avis de notre conseiller scientifique, le Dr Michel BOLLA, Professeur Emérite de l'Université de Grenoble Alpes, à propos du témoignage de Gymnaute. Voici son aimable réponse :

Monsieur le Président, cher ami,

Permettez-moi de vous soumettre mon commentaire  à propos du témoignage du membre de l'ANAMACaP. J'avoue ne pas connaitre  la  Serrapettase et ne peux en dire davantage mais  saisis l'opportunité de cet échange  pour signaler la nécessité de relier  les symptômes présentés par le patient aux modalités du traitement dispensé,  ce qui  requiert de connaitre la nature de la maladie, son stade, les modalités du traitement et dans cette observation :

- savoir si la radiothérapie a été faite à titre exclusif ou après prostatectomie radicale,

- connaitre la technique, le volume irradié, la dose distribuée, la durée,

- savoir si les selles étaient maculées de sang et s'il existait des glaires

- connaitre l'existence éventuelle d'antécédents digestifs et ou chirurgicaux abdominaux.

Le médecin en charge de la radiothérapie est conduit à voir ses patients en cours de traitement, puis dans les suites, pour apprécier la tolérance puis le résultat, prescrire le cas échéant un régime pauvre en fibres ou sans fibres, un adsorbant ( smecta), voire un ralentisseur du transit intestinal (imodium) , n'hésitant pas à vérifier à nouveau en cas de symptômes inhabituels  (grade 3 ou 4 selon la nomenclature internationale), la dose distribuée sur l'intestin et le rectum selon les histogrammes dose volume.

Avec les techniques actuelles, la radiothérapie se passe plutôt bien et les symptômes intestinaux et/ou rectaux rencontrés en cours de traitement et dans les suites immédiates s'amendent puis disparaissent 3 mois environ après le son terme;  en cas de situation inhabituelle, toutes choses égales par ailleurs,? le radiothérapeute est habilité à se mettre en rapport avec le médecin de famille pour juger avec lui de l'opportunité d'une consultation auprès d'un gastro-entérologue.

Veuillez accepter, Monsieur le Président, cher ami, l'expression de ma bien cordiale amitié.

 

Suite de mon parcours
FRANCOIS
19 Déc 2017

Pour Dechmich: témoignage du 01 Décembre. Merci Dechmich pour ton témoignage. Es tu sous hormonothérapie et si oui qu'elle est la molécule que tu prends ? Cdlt N.B. : note du modérateur : cette rubrique est réservée aux témoignages. Merci d'échanger via le forum d'entraide de notre site.

Cancer de La prostate metastasé...mon Papa est parti
khanfar mostefa
18 Déc 2017

Nous sommes de Lille…. En aout 2008, mon pere se plaint de douleurs au niveau du cou…. on va a l'hôpital..et la on nous parle d'un torticolis..puis les douleurs continuent…alors une radio est effectuée….le drame est annoncé , il s agit d'un cancer de la prostate metastasé… on est passé par hormonotherapie, radiotherapie, chimiotherapie docetaxel jevtana, zytiga et autres…. en Juillet 2017, on nous annonce qu'il n y a plus de traitement qui fonctionne ….on l'oriente vers les soins palliatifs…en Octobre 2017…vers le 10 du mois, on nous annonce que c'est une question de jours maintenant… Le 14 Octobre mon pere nous a quittés…. une simple prise de sang avec prise de PSA aurait pu eviter cela ….voila l'objet de mon temoignage: vous avez 50ans , une petite prise de sang annuelle avec prise du taux de PSA……cela vous écartera des abimes de la douleur tant physique que psychologique… De notre expérience voila un autre conseil :les hôpitaux ou se rendre pour le cancer de la prostate : A Lille : CHR de Lille , professeur A.Villers ou centre Oscar Lambret ,docteur Nicolas Penel AParis Institut Gustave Roussy , professeur Karim Fizzazi ou hôpital Montsourris , professeur guy Valencien, ou l'inestimable Professeur Cussenot…. tous mes vœux de guérison aux malades

Presque 7 ans après
FRANCK
11 Déc 2017

Mon médecin généraliste avait fait de la prévention son cheval de bataille. Ainsi, en mars 2011, pour moi comme pour tous ses patients de plus de 50 ans, il me prescrit une recherche du taux de PSA. Le taux de 8,4 l'intrigue, il demande donc une biopsie que j'effectue dans un hôpital de province. Biopsie sans anesthésie et 15 jours plus tard "cellules anormales détectées". La psychologie science que je pratique moi-même n'était pas le fort de cet urologue. Il me convoque 15 jours plus tard et m’annonce un cancer en me disant qu'une surveillance active suffirait (gleason 6, 1 et 3 mm). Une personne qui connait bien son corps remarque parfois des anomalies. En effet, lors de la biopsie j'avais senti comme une contraction au niveau de la prostate comme une aiguille qui glisse sur quelque chose. J'ai donc demandé d'autres avis et 4 mois plus tard mon nouvel urologue après un PSA à 12,4 me fait une biopsie sous anesthésie cette fois – ci et détecte un gleason 7 avec les 2 lobes pris et suspicion de dépassement de la capsule. Je suis quand même opéré par un excellent chirurgien avec assistance robotique.
Le cancer avait dépassé la capsule mais les limites de l'exérèse étaient en tissus sains pour un PT3a N0 R0. En gros, du bon travail.
Evidemment par la suite les PSA à 3 et 6 mois et aujourd'hui, c'est un par an. Les séquelles : aucun problème d'érection ou d'incontinence malgré quelques soucis (lymphocèle qui a été éliminé et lymphodoeme qui nécessite un peu de kiné). Voila mon expérience en quelques lignes mais sur le fond on peut noter que la prévention et que le choix d'un excellent praticien, quelqu'un de confiance, c'est primordial. J'ai eu le choix des deux techniques opératoires : robot ou pas robot, je savais que ces deux techniques se valaient mais j'ai choisi le praticien avec lequel le courant passait le mieux. J'avais 57 ans. En conclusion, la prévention, la confiance en celui qui va prolonger votre vie et s'occuper (travail, asso, sport) sont des facteurs de stabilité et permettent de mieux d'affronter la maladie.


Suite de mon parcours
Dechmich
1 Déc 2017

Il y a a peu près un an j'ai laissé sur ce site un témoignage relativement pessimiste… Un an a passé et je suis toujours là. Pour rappel j'ai été opéré à 56 ans d'un cancer stade 2 (donc encapsulé) – Gleason 4+5 en mars 2016, à l'opération (robot Da Vinci) on découvre que c'est un stade 3 (donc sorti) et avant de commencer la radiothérapie en juillet 2016, on découvre 5 métastases osseuses. Je me suis cru foutu. Lors de premier témoignage sur le site je devais être à ma 4ème séance (sur 6).
Le but était de faire une chimio précoce pour augmenter mes chances de survie. La dernière séance a eu lieu début janvier 2017. Depuis prise de sang tout les 2 mois, scanner et scintigraphie osseuse tous les 4 mois, dernier contrôle il y a 1 mois. Toute l'activité métastatique est à l'arrêt et le scanner est tout à fait négatif.
Cela est encourageant et me donne de l'espoir même si le PSA bouge petit à petit : 0.04 – 0.05 – 0.08 – 0.18 et malgré cela l'oncologue met maintenant les contrôles tous les 3 mois, le prochain en janvier 2018.
Je vis tout à fait normalement.
Je suis soigné en Belgique dans un centre hyper-spécialisé comme Gustave Roussy.
Ce que je peux dire pour essayer de rassurer la plupart d'entre vous (attention, je ne suis pas médecin) attention c'est que suite à toutes mes rencontres et contacts depuis bientôt 2 ans c'est que tous les cancers NON-métastasés (stade 1-2 et 3) peuvent pratiquement être tous guéris et pour ceux qui ne pourront pas l'être, il est plus que vraisemblable qu'il ne causeront pas la mort. Pour les stades 4, la survie moyenne aujourd'hui va bien au delà des 5 ans voir 10 et au delà.
Il faut bien retenir qu'un cas n'est pas l'autre et se garder de faire des comparaisons hâtives mais l'ESPOIR EST LA et la recherche évolue constamment.
Bien sûr la qualité de vie est importante, je ne souffre pas et j'espère que cela ne m'arrivera jamais.
L'autre souci de la plupart des hommes est bien sûr l'érection, moi j'ai fait un choix je préfère vivre sans érection que mourir en pouvant en avoir, partant du principe qu'il y a un âge pour chaque chose mais cela reste bien sûr un choix personnel à chacun, pour moi et mon épouse le fait de ne plus avoir de relation depuis plus de 2 ans n'a pas posé problème.
Courage à tous car l'ennemi le plus difficile à mon sens, c'est le doute.


Le doute, toujours le doute
fautresterzen
28 Nov 2017

Bonjour, Je suis un nouveau venu dans cette maladie et j'ai déjà fait le long chemin que la plupart d'entre nous ont malheureusement fait. En février 2017, à 49 ans, suite à un PSA prescrit pour débuter une surveillance que je voyais longue et sereine, découverte d'un taux à 14. Une IRM confirme la présence de zones suspectes et donc me voici un mois plus tard, sans l'avoir trop imaginé quelques semaines plus tôt, les jambes sur des étriers (les mêmes qu'avait ma femme lors de son accouchement, mais à l'époque je n'y avais pas trop prêté attention …) avant que l'anesthésiste ne m'évite de trop voir le déroulement des biopsies prostatique. En revanche, j'ai bien senti pendant deux mois l'endroit où elles ont été pratiquées. Verdict, les deux lobes touchés. L'urologue me confirme alors que l'intervention est vivement conseillée. Bon, ça aurait un problème sur un orteil, j'aurai dit oui tout de suite lors de la consultation, mais là, la perspective de devenir stérile ou impuissant m'a très très nettement refroidi. J'ai commencé à me demander si l'urologue ne s'emballait pas un peu vite à vouloir me supprimer une glande qui d'ailleurs ne faisait pas du tout parler d'elle au quotidien. J'ai consulté un second urologue qui m'a dit que je n'aurait que les inconvénients d'une vasectomie. Ça tombait bien, c'est une solution de contraception qui ne m'avait jamais attirée. Des lectures choisies sur internet (comme sur ce site) m'ont correctement informé des conséquences à intervenir mais aussi des risques à ne rien faire. Mais alors, qui choisir et quelle technique. J'ai choisi le robot, notamment parce qu'il permettrait peut être d'être au plus prés de la limite de la glande au moment de l'intervention. Un peu trop peut être. L'intervention a eu lieu en juin 2017. Je n'y suis pas allé de guetté de cœur, mais je me sentais déjà dans une spirale infernale où les ennuis s'accumulaient et dont il fallait en urgence s'extirper. Sans trop se poser de questions. Je passe sur les détails (prendre une douche avec une sonde urinaire, c'est pas naturel …) d'une convalescence rapide (un mois) et sans complication. J'ai pu constater avec satisfaction (oui, on est peu de choses) que j'avais récupéré une érection dés le 5ème ou 6ème jour et par la suite que j'avais des sensations agréables bien que légèrement différentes de ma "vie d'avant" (pour ceux qui s'en inquiètent: c'est plus fin, plus intense surtout au moment où on s’attendait, avant, à voir sortir en même temps un liquide qui maintenant ne sortira plus jamais: je ne sais pas si je suis clair, mais je dis cela pour rassurer ceux qui comme moi commençaient à entrevoir de toucher le néant). Mais je sais bien aussi que cela n'est malheureusement pas toujours possible de conserver les bandelettes, donc voilà, c'est juste pour ne pas trop noircir le tableau. D'ailleurs, ce n'est pas fini. Comme j'avais une marge chirurgicale en regard du foyer le plus important, je chirurgien me conseillait d'attendre que les PSA devenus indétectables remontent et le radiothérapeute de faire une radiothérapie avant les 6 mois de l'intervention. Mais là, on propose de griller les bandelettes si héroïquement découvertes, choyées et conservées depuis 4 mois. Que faire, car avec un Pt2NoMoR1, il n'y a pas trop de protocole bien établi. Le délai des 6 mois ne m'a pas trop laissé le temps de réfléchir. Je fais donc cette radiothérapie. Pour le coup, j'ai une pollakiurie et des gênes en regard de la vessie qui durent plus longtemps qu'avec la chirurgie. L'équipe soignante, très présente, me rassure et me dit que c'est passager. Ils ne sont pas inquiets pour les bandelettes. Certes, certes. Si quelqu'un a une expérience du même genre, je serai intéressé. En tous cas, je m'étais dit que je ferai peut être un témoignage sur le site une fois que je serai un peu plus fixé sur l'évolution de mon histoire, mais à la lecture de certains témoignages qui du coup, sont intéressants pour avoir des évolutions, je me suis dit qu'il fallait aussi des informations sur les impressions lors de traitements plus récents. J’espère que cela aidera un autre homme à faire son chemin un peu plus dans la sérénité, même si ce mot ne peut vraiment pas s'appliquer au cancer de la prostate.

CANCER PROSTATE METASTASES OSSEUX 48 ANS
BENOIT
28 Nov 2017

Pour Francois: témoignage du 14 novembre Je suis Benoit, j'ai appris mon cancer en juillet 2015 à l'âge de 48 ans: PSA 4 chiffres !!!! gleason 9 !!! chimio 6 seances (docetaxel) et hormonothérapie zoladex ( injection tous les 3 mois ) bilan tous les 4 mois ( urologue et oncologue ) physiquement aucune douleur, vie normale. psychologiquement c'est très compliqué : la maladie et les effets secondaires de l'hormonothérapie.

10 ans après....
Gaby
14 Nov 2017

J'ai 73 ans. Actuellement, un de mes proches amis est confronté à un cancer de la prostate. J'ai moi-même été atteint de cette maladie il y a plus de dix ans. Je suis guéri. En octobre 2006, lorsque mon cancer a été diagnostiqué à la suite d'une biopsie, j'avais visité ce site pour m'informer, avant de choisir parmi les différents moyens thérapeutiques qui m'étaient proposés, celui qui me semblerait le mieux approprié à mon cas, en fonction de mon âge (j'avais 62 ans), de mon style de vie et de mes activités. En accord avec mon épouse (je suis marié depuis 1966) j'avais opté pour l'opération (dite prostatectomie radicale) effectuée à la clinique Saint-Martin de Caen. A aucun moment je n'ai pas regretté mon choix. Ce que je regrette encore aujourd'hui, par contre, c'est de n'avoir pas (par superstition peut-être…) déposé un témoignage ici, quinze jours après ma sortie de clinique, car celui-ci aurait probablement participé à rassurer ceux qui sont dans l'indécision sur la méthode à choisir, ou qui se sont engagés et sont angoissés en attente d'être opérés. En octobre 2006, mon PSA étant proche de 5, j'ai subi une biopsie pour être fixé sur mon cas. Je ne fus pas surpris du résultat. Sur 20 prélèvements, 2 se sont révélés positifs sur le lobe droit, avec un score de Gleason de 3+2=5. J'ai passé une IRM trois semaines plus tard. Celle-ci a confirmé le diagnostic et m'a déclaré opérable, ce qui était une bonne nouvelle. La tumeur décelée restait contenue dans la capsule prostatique, mais peut-être à la limite d'en sortir… L'opération a eu lieu le 31 janvier 2007. A l'examen, la pièce opératoire a révélé un score Gleason plus élevé que trois mois auparavant : 3+4=7. Il avait donc été préférable de ne pas attendre trop longtemps avant d'agir. L'intervention "à ciel ouvert" s'est parfaitement déroulée. Le chirurgien a pu préserver les deux bandelettes érectiles. Je lui avais demandé de faire le maximum en ce sens. Je suis resté trois jours en clinique en post-opératoire. Le temps d'enlever les "redons" (drains) et de contrôler que tout allait aussi bien que possible. Je suis rentré en taxi à mon domicile, avec une sonde urinaire qui m'a été enlevée un matin, moins d'une semaine plus tard, après que l'infirmière ait ôté la première moitié des agrafes. J'ai bu (de l'eau) comme on me l'avait demandé. Je devais aller aux toilettes deux heures plus tard, au maximum. J'y suis allé plus tôt. Pas de problème. J'ai mangé. J'ai bu. Je me suis déplacé dans la maison aussi normalement que me le permettaient les agrafes encore présentes… Le soir, je me suis couché, sans protection aucune. J'ai dormi avec tout de même une appréhension… J'ai été très surpris de ne pas avoir la moindre fuite ! Pas de douleur d'aucune sorte non plus. A l'approche de la St Valentin (le 14 février, pour rappel…) je m'inquiétais de l'autre problème d'un opéré de la prostate. J'ai eu ma première érection (sans piqûre ni médicament) avant que la totalité des agrafes me soit enlevée. Soit moins de trois semaines après mon entrée en clinique. Je n'ai pas eu besoin de radiothérapie adjuvante. Mon PSA, deux mois après l'opération était de 0.07 ng/ml. Il est tombé à 0.02 après que le laboratoire qui me suivait ait affiné sa méthode de recherche, en 2015. Je mène une vie tout à fait normale. Je fais des nuits compètes (23h30-8h00) sans jamais avoir à me lever. En 10 ans, la technique opératoire a fait des progrès. Mais le matériel (robot et autre) ne fait pas tout. C'est avant tout la main du chirurgien qui prime. Il faut avoir confiance en lui. Choisir un praticien qui a de l'expérience – c'est-à-dire qui fait beaucoup d'opérations et si possible une clinique ou un hôpital qui a une bonne réputation pour ce genre d'opération. Il faut se préparer, se mettre en forme, se motiver moralement. Je ne conserve pas un très bon souvenir de la période 2006-2007. Ni de cinq-sept années qui ont suivi. C'est le délai sur lequel je devais compter, pour me considérer comme guéri. Nous avons, ma femme et moi, débouché une bouteille de champagne dans l'heure qui a suivi chaque ouverture de l'enveloppe qui contenait le résultat de mon PSA, entre 2007 et 2017. J'ai une pensée pour ceux (et celles, par extension…) qui sont concernés par cette épreuve. C'est dur. Mais, heureusement, les chances de guérison sont grandes. Messieurs, vous qui êtes passés par là, comme moi, dites bien autour de vous, à vos fils, à vos amis, qu'il faut qu'ils se fassent surveiller parfois dès avant d'avoir 50 ans, s'il y a des cas de cancer dans la famille. Mon père est mort à 88 ans. C'était un grand cardiaque. Mais, en dehors de se lever la nuit à cause d'un adénome, je ne pense pas qu'il ait eu un cancer de la prostate. Par contre -mais peut-être n'est-ce qu'un hasard- deux oncles, les deux frères de ma mère, ont eu un cancer de ce type. L'un à plus de 80 ans (ce dont il n'est pas mort, il a fait un AVC massif), le second a été opéré à 60 ans -à peu près à mon âge- et aux dernières nouvelles, il se porte aussi bien que possible, pour un homme qui a dépassé, récemment, 80 ans.

Un an après
doolitle
3 Oct 2017

à 48 ans j'ai été opéré d'un cancer de la prostate en Octobre 2016. gleason 7 (3+4) PSA à 22 Suite à l'opération il s'avère que la tumeur était une T3B, la capsule légèrement dépassée, les ganglions n'étaient pas touchés et les bandelettes érectiles ont été préservées. Aujourd'hui le PSA est à 0,05 au dernier examen (0,03 à l'avant dernier), je ne sais pas si je dois m'inquiéter de cette légère remontée, mon urologue me dit que non. Les fuites urinaires ont cessé, malgré quelques accidents encore à ce jour. Les douleurs anales elles ressurgissent parfois. Pas d'érection naturelles, ou très faibles avec stimulation, mais des orgasmes existent, à ce moment là, une légère érection se produit mais trop faible et trop tard. l'Edex était en rupture de stock, je viens d'en retrouver à Lyon, lors d'un déplacement pro. un urologue me dit de m'en tenir à l'edex, un autre de prendre du viagra et du vitaros. Grâce à une injection d'Edex j'ai eu pour la première fois un rapport avec mon épouse la semaine dernière. Mais après une injection, la douleur est présente et je dois rester tranquille. Je ne sais que penser de mon état, la peur d'une récidive est toujours présente et en ce qui concerne l'absence d'érections qui provoque un trouble psychologique, je lis et j'entends des tas de choses contradictoires. Peut être voudrez vous réagir à mon témoignage, ce sera avec plaisir de vous lire. cependant ma Verge semble avoir rétrécit.

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