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Soutenez nos actions d'informationLes témoignages sont le plus souvent postés par des personnes encore touchées par la maladie, ce qui peut donner une impression « négative ». Les personnes qui se sentent guéries souhaitent passer à autre chose et ne laissent pas forcément de témoignage alors que leur vision de la maladie aurait certainement une connotation plus positive.
Incontinence prostatectomie
gedée47
26 Nov 2018
Incontinence prostatectomie En février 2011, j'ai subi une prostatectomie par robot qui m'a laissé incontinent. Malgré de nombreuses séances de kiné, mon incontinence n'a pas diminué et variait de 120 à 250 gr suivant mon activité. Cela était très pénible à vivre au quotidien si bien que j'avais opté pour une pince pénienne (stop-uri) qui était très efficace mais parfois difficile à supporter. En début 2018, le Dr Pasticier, urologue à Bordeaux m'a proposé de faire partie d'une étude qui était basée sur un procédé ajustable. j'ai accepté et l'intervention a eu lieu le 31 août 2018. Actuellement, mi novembre, je suis très satisfait car mes "fuites" ont été ramenées à 15/20 g par 24 heures et quelques réglages pourront, je l'espère, quasiment éradiquer ces "fuites" si invalidantes.
Chirurgie cancer prostate : gardons le moral après l'intervention !!
Belcog 59
26 Nov 2018
Chirurgie cancer prostate : gardons le moral après l'intervention !! Opéré en avril 2017 ( gleason 7 ,3+4) par robot ( un lobe touché mais la capsule intacte) et les bandelettes ont été préservées . Comme tous les hommes , j'étais traumatisé avant l'opération et très inquiet après l’opération ! Fuites urinaires ont disparu 2 mois après et, actuellement, subsistent parfois qq gouttes après mictions et spasmes, toux, changements de position, … c'est gênant mais le chirurgien m'a dit " il faut s'y habituer car je n'ai aucun autre pb urinaire !" Je n'ai besoin d’aucune protection ! Au début j'ai pris 20 mg Cialis.. mais aucun effet, puis vitaros .. quasi aucun effet ! Ma renaissance est apparue avec le vacuum en sept 2017 qui m'a permis de retrouver une excellente érection et s'est confirmée en novembre 2018 avec les injections edex 10 ! Actuellement (18 mois après l'opération) , je fais trois injections/mois de Edex 7 ( moins d’une dose), alternant avec le vacuum et je prends 5 mg de Cialis/jour et cela m'offre une sexualité très satisfaisante avec pénétrations ! Autres points très importants m’ayant permis de renaître sexuellement sont : accepter que ma sexualité a évolué ( absence d'éjaculation, érections aléatoires) , oser parler librement de mes pbs sexuels à des femmes , à mon médecin , à une sexologue car aucune femme ne m'a culpabilisé, accepter de faire l'amour sans érection ( c'est très agréable et ma partenaire apprécie plus ma douceur et le temps pour m'occuper d'elle, car la pénétration n'est plus un objectif), consulter une kiné périnéale qui m'a aidé psychologiquement à reprendre confiance en moi, consulter une sexologue , me masturber régulièrement pour relancer la mécanique . Aujourd'hui, ce n'est pas encore parfait mais la PSA est inférieure à 0,006 , les orgasmes sont intacts, les soucis urinaires sont insignifiants…
Electroporation irreversible prostate le 17.07.2018
Ioan
26 Nov 2018
Electroporation irreversible prostate le 17.07.2018 à 64 ans à l’Hôpital TENON par Dr Luca Lunelli Né en 03.1954, sous surveillance annuelle (mon père décédé à 92.5 ans suite à une chute, était traité pour une CP) depuis 2008 à 54 ans, HBP découverte à partir de 2010 à 56 ans, PSA : 2008 : 1.09 2010 : 1.55 2011 : 2.75 - 2.44 2012 : 1.64 - 3.74 2013 : 2.29 2014 : 3.11 - 3.43 - 4.3 2015 : 3.72 - 3.24 2016 : 4.6 2017 : 2.72 - 4.09 - 8.4 (avec infection urinaire) 2018 : 4.91 - 4.12 et 2.72 6 semaines après Electroporation irreversible. IRM multiparamétrique 01.2018 nodule 9mm PIRADS 4 Biopsie 02.2018 Adénocarcinome prostatique infiltrant de type acineux, Gleason 6(3+3), biopsies tumorales: 1B+/14B Dr. Renard-Penna Electroporation irreversible (IRE) prostate le 17.07.2018 à 64 ans l’Hôpital TENON par Dr Luca Lunelli Je mentionne qu’il y a un profil particulier de CP qui est demandé pour cette intervention ( T1-T2, N0, M0, PSA<10-15, Gleason </= 7 etc. espérance de vie justifiant un traitement CP etc.) Sorti de l’hôpital le lendemain. La seule nuit passée à l’hôpital avec la sonde jusqu’à 6 h du matin, assez désagréable, mais aucune douleur, pas même une compresse périnéale (à l’emplacement des aiguilles), seulement une sensation désagréable de corps étranger colon (suite à la sonde échographique) et sensation de faux besoin de toilette. Pour uriner avec la sonde on a l’impression de ne pas savoir exactement quand cela commence et quand cela fini (on ne peut pas serrer le sphincter à cause de la sonde). Dans la soirée on peut déjà marcher avec une gêne à cause des poches, une en haut pour perfusion – avec seulement de l’eau pour moi – et une en bas pour urines). Pas de sang dans poche d’urines. Quitte l’hôpital le lendemain à midi en voiture, sans conduire, mais en assez bonne forme. Avant le départ Dr Lunelli me dit que l’intervention a été réussie avec suites favorables. Pas d’interdiction physiques ou alimentaires mais rester prudent. Pas de fuites urinaires, pas de sang dans les urines dès le premier jour, pas de douleur. Je dois faire 28 injections LOVENOX dans la jambe ou ventre, pour prévenir les hémorragies et 8 analyses de sang, pour les plaquettes, qui sont bonnes, sur 4 semaines, ce qui est contraignant et assez désagréable, mais pas douloureux. Je prends 1 XATRAL/j pour la prostate. Dès le J+1 je vérifie les sensations intimes qui me rassurent, sans aller plus loin. Pendant 1 sem. sensation moyenne de corps étranger et gène moyenne ou bout du sexe à cause de la sonde, posée que pour moins de 24h. Pas d’alcool 1 sem. avant et 2 après, un peu de bière plus tard. J+8 relation intime satisfaisante, sans douleur, sauf la petite gène au bout, comme décrite plus haut, avec un peu moins d’érection mais sensations identiques comme avant, assez de sperme (un peu moins, constaté avec le préservatif)) pas mal de sang dans le sperme, de nouveau, ponctuellement, la gêne de corps étranger, qui s’était estompée après 1 sem. J+11 et J+12 relations intimes à peu près pareil. J+18 idem, pas mal de sang mais un peu moins. -20% à -30% d’érection, un peu moins de sperme mais le reste identique. J+19, 20, 22 encore une pointe de sang, corps étranger. Le sang disparait complètement dans le sperme à J+30. Par contre depuis J+22 pendant 13J une petite goutte de sang de 1 seconde, au début de la miction, et un peu, vaguement, à la fin, signalée au médecin, qui disparait après, complètement. Comme elle est au départ de la miction, l’origine est la prostate, donc ce sont les cellules perforées qui se vident. J+14 recommence mon jogging 2.5km/jour. J+55 PSA 2.76 parfait J+57 rdv Pr Olivier Cussenot qui me confirme que tout est OK et prévoit par avance que l’IRM va être bon, donc me donne RDV dans 6 mois. J+65 IRM avec Dr Penna : Volume Prostatique 38cc (avant c’était 53cc) Densité PSA 0.07 Absence de cible individualisable, zone d’ablation estimée 3.36ml, absence de complications thérapeutique, aucune anomalie. Donc IRM ok. Aujourd’hui 4 mois après IRE je me sens parfaitement en forme, je fais du sport normalement je voyage en voiture je mène une vie normale, sans douleurs, sans gènes, sans fuites urinaires (qqs. gouttes après miction mais c’est comme avant) Relations sexuelles comme avant (jusqu’à 5-6 fois/sem. au mieux de la forme, avec les mêmes sensations mais avec moins d’érection; après une pause de plusieurs jours c’est presque pareil qu’avant, les jours d’après une baisse de 20% à 30%) Pour faire le bilan, je dirais que j’ai eu une chance extraordinaire d’être le patient du Prof. Olivier Cussenot qui est presque le seul (avec son équipe) à faire cette intervention en France. D’après les informations sur le net il y à qu’une petite centaine de patients ayant subi cette intervention depuis 2013, et un millier en Europe, en 5 centres. Je me demande pourquoi on en fait si peu. Bien sûr il y a moins de recul sur cette méthode. Et puis, comme pour les autres méthodes, on enlève la tumeur, avec moins de séquelles, mais pas la maladie. J’espère qu’elle va m’oublier. J’ai fait cette description détaillée de ma maladie pour ceux intéressés par ce traitement nouveau, novateur et avec peu de séquelles qui est l’IRE. Il y a très peu de témoignages (j’en ai cherché désespérément), seulement sur le site de la clinique VITUS Prostate Center à Offenbach Allemagne. Bon courage à vous. Ioan
Réponse à "Petite Madame" (perte de sexualité)
carlos
8 Oct 2018
(perte de sexualité) Le fait que votre mari se soit "refermé" sur lui-même n'a fait qu'aggraver la situation… En ce qui me concerne (il ne s'agit pas de fanfaronnade), après ma "prostatectomie totale" (T2c) je me suis battu contre "l'incontinence totale" (exercices obstinés) et "l'impuissance" ("Cialis" et "patiente participation" de l'épouse = PRIMORDIAL !)… –Tout revient dans l'ordre en quelques semaines, mais sans prostate l'orgasme devient celui d'un ado… –Un an plus tard : récidive !…2 mois de "Rayons X"…Reprise du même combat et nouvelle réussite… –Six ans plus tard le PSA se multiplie par 2 tous les 6 mois !…Cancer par métastases à juguler par injection "d'Enantone" tous les 3 mois. Nouveau PSA=0,0006… SUPER! Mais il ne s'agit pas d'une "guérison miraculeuse", seulement d'une "mise en sommeil" des métastases… "Impuissance" de nouveau vaincue, mais difficilement car "l'Enantone" ("l'hormonothérapie") rajoute quelque chose de terrible (ce que vous vivez) : la perte totale de "libido"…et là, aucun remède puisqu'il n'y a plus d'envie physique ni psychique…Je lutte, j'y arrive quand même, mais il faut reconnaitre que sans aucune envie…le combat devient inégal…
Perte totale libido
petite madame
12 Sep 2018
bonjour , mon mari a été opéré en 2015 d' une prostatectomie radicale avec conservation des bandelettes . Mais dés l'annonce du cancer , il s'est fermé et cela dure depuis 3 ans avec maintenant nécessité radiothérapie pour récidive locale prise trés précocément. Il a 59 ans , il a fait quelques mouvements de kiné périnéale tout seul , a essayé le vacuum sans conviction et n'a rien voulu essayer d'autre .. Nous sommes en colocation , peu de gestes tendres et surtout plus aucun mot d'amour . Sexualité et amour et cancer sont devenus des mots tabous …. Et une fuite permanente si je m'approche un peu .. Je l'aime , nous avions recomposé notre vie il y a 19 ans .. Il arrive à trouver des sujets d'occupation mais moi ce manque d'élan vers moi et ce rejet physique me détruit .. Survivre oui mais dans quelles conditions et pourtant je suis professionnel de santé , mais complétement dégoutée du manque de prise en charge psychologique de ce cancer . Il faudrait imposer aux hommes des entretiens psychologiques et sexologiques et réalisés en couple avant toute intervention . Malheureusement les chirurgiens ne ressentent pas cela .. Je suis en colère mais si triste et plus trop envie de survivre moi aussi de cette façon . S'il vous plait , auriez vous connu cela ??? je ne sais plus que faire et j'ai si mal …
Vivre avec un homme atteint d'un cancer de la prostate
angelvine
5 Sep 2018
Bonjour, oui je suis une femme, la femme et l'épouse d'un mari qui a subit une prostatectomie radicale en 2010. Vous connaissez tous la suite approximative de ce genre de traitement, incontinence, impuissance. Pour ce qui est de l'incontinence, avec la rééducation (même si mon époux n'était pas tres désireux de l'entreprendre) tout est rentré dans l'ordre ou à peu près, au bout de 3 mois. Pour ce qui est de la virilité, la c'était autre chose, vraiment tres tres dur malgrès ma grande compréhension (je souligne que nous avons 15 ans d'écart et que mon mari avait à l'époque du depistage 58 ans), je lui ai laissé le temps de récupérer mentalement et physiquement après l'opération. Par contre il n'a jamais voulu essayer de produit afin de récupérer une peu d'érection. Nous nous en sommes quelques peu accomodé et puis lassé…., mais bon, il y avait tout de meme beaucoup de tendresse dans notre vie de tout les jours et le soleil entrait chaque jour dans notre maison quand je le voyais à mes côtés. 2015, grande déception, la scintigraphie trouve des métastases au niveau du bassin avec un taux de PSA qui remontait rapidement, donc retour chez l'urologue (mauvaise idée…) aucune gentillesse ni réponse encourageante envers les personnes tres tres inquiètes. Nous avons pris l'avis d'un oncologue, qui nous a dirigé vers un centre d'examen pour confirmer les metastases (morpho tep). Résultat, confirmation des métastases et découverte d'un primo cancer pulmonaire. Re course d'examens chez le pneumologue et ensuite chirurgie pulmonaire (lobectomie du poumon droit haut). Ouf, retour à la maison de mon mari, il se remettait seulement quant il a du subir une ablation de la vésicule suite à une crise de colique bilaire et engorgement de celle-ci, bref nouvelle opération. Seulement 6 mois après tout cela retour chez l'oncologue pour son avis de traitement sur les métastases, proposition la plus honnête de sa part pour une qualité de vie (tres bonne) homonothérapie. Je savais exactement ce que cela allait provoquer chez mon mari, lui un peu moins ou alors il n'avait envie de le savoir. Il est traité depuis 2015, n'a plus aucun désir sexuel, ni aucun autre désir d'ailleurs, notre couple s'est transformé en colocation, et j'ai l'impression d'étouffer et de mourir a petit feu à ses côtés. Pourtant je suis là, j'ai même réduit mon activité et passé en temps partiel afin que nous puissions etre ensemble le plus souvent possible, mais cela n'a remédier en rien à notre malaise réciproque. J'aime profondément mon mari, mais il me semble qu'il prend la fuite chaque fois que je l'approche d'un peu trop près, j'ai essayé d'ouvrir le dialogue avec lui, mais il fuit également mes paroles, je ne sais vraiment plus comment faire. Je commence même a envisager de le quitter, et pourtant, il faudrait juste de sa part un peu d'attention et d'Amour. je vous remercie par avance d'avoir pris le temps de me lire
De la découverte à l'opération - premières approches d'un vécu
Floppy
10 Juil 2018
J'ai aujourd'hui 58 ans. Pour vous situer ma personnalité j'ai la phobie des hôpitaux eu égard à un passé remontant à ma petite enfance douloureux (réanimation) et j'ai une forte tendance à ne pas positiver. J'ai toujours eu peur d'avoir un cancer, mais je ne m'attendais pas ce qu'il touche ma prostate. Je tenais à vous apporter un premier témoignage qui ne soit pas axé sur les aspects médicaux mais plus sur le vécu. Je tenais à remercier mon généraliste qui m'a sauvé la vie en me convaincant de faire un bilan de PSA et toute l'équipe médicale qui m'a entouré et continue de m'aider dans une épreuve que nombre d'entre nous partage. Année N-2 C'était déjà il y a plus de deux ans. Un beau matin d'avril ensoleillé, je passais la débroussailleuse quand je vis arriver la factrice. Comme à mon habitude, j'allais à sa rencontre et récupérait le courrier. Parmi les enveloppes, une lettre du laboratoire d'analyse. Cela faisait des années que je n'avais pas effectué de prise de sang. Oui je suis négligent mais surtout peureux ! Je lus rapidement les résultats et l'un d'entre eux m’intrigua : PSA 10 (alors que la norme indiquée était à 4) Curieux, je filais consulter mon ordinateur. Et là ce fut la catastrophe : à la lecture des témoignages, certaines personnes avaient des cancers de la prostate avec un PSA à 5, alors moi avec mon 10 je ne pouvais qu'être à un stade avancé ! Mon médecin me fait alors faire un dosage du PSA total : avec 16% le risque statistique du cancer s'estompait un peu. S'ensuivit un toucher rectal : la glande était élastique ! Ouf, pleurs de soulagement qui précèdent une douche froide : la glande comporte une face qui n'est pas accessible lors de cet examen. Sur les recommandations du médecin, je consulte un urologue qui me prescrit une IRM . Le verdict tombe : cancer peu probable. Ouf je suis soulagé, avec ce moyen d'investigation moderne je me dis que je suis hors de danger. L'urologue décide toutefois de suivre l'évolution du taux de PSA qui reste élevé (7) pour mon âge. Nous sommes en décembre, je passe de bonnes fêtes ! Année N-1 Deux échéances de prise sang : en juin et décembre. A la première, mon score est de 8. Le moral flanche un peu mais je me dis que c'est circonstanciel. On se raconte des histoires, pour se rassurer. Arrive la seconde : le PSA est à nouveau à 10. Cette fois j'en suis convaincu j'ai gagné le droit de passer par la case BIOPSIES. Bingo, l'urologue me le confirme en faisant montre de beaucoup de pédagogie. A mon âge, un tel taux est suspect. Une précision quand même : mon urologue est jeune, avenant et très attentionné. Les prélèvements, cela sera pour l'année prochaine, fin janvier. Bien entendu les fêtes de fin d'année sont gâchées. Le moral s'écroule et l'environnement familial en pâtit. Je ne vous parle même pas de mes relations professionnelles.Je suis l'ombre de moi même. Je vis suspendu à un compte à rebours : 40 jours avant l'intervention, 30, 29, 28.. Je décide dans ce contexte d'engager une thérapie avec un psychologue. Année N Fin janvier : le jour des prélèvements Je me présente en chirugie ambulatoire totalement à l'ouest comme disent mes enfants. Bien entendu, comme je suis un angoissé, j'ai demandé une anesthésie générale On me rassure, on me cajole. Trou noir. Je me réveille, pas de sonde. Ouf, c'était prévu sans sonde mais sait on jamais. J'urine du sang, mais j'urine ! j'avais tellement peur de ne pas pouvoir ! Je rentre chez moi. J'ai franchi une étape mais reste dans le déni : ma prostate est "grosse" je ne peux pas avoir de cancer. Je sombre quand même dans un état semi dépressif. Février : les résultats 4 carottes sont positives ! "ca y est, j'ai un cancer". C'est idiot, mais le mot pour le moment ne me fait pas peur. Ce que je redoute le plus c'est l'opération, l'incontinence et l’impuissance (encore que je préfère vivre que…). Mon urologue me rassure : le cancer est localisé, mon espérance de vie n'est pas menacée, la prostatectomie par robot préserve les nerfs érecteurs et limite les risques d’incontinence. Il me choisit un anesthésiste et surtout un "relaxologue" adaptés à ma personnalité. Il est vraiment très bien cet urologue ! Ah oui, j'ai le droit aussi à une scintigraphie. Quant à mon généraliste, vu mon état, il me prescrit des anxiolytiques. Ils me seront d'un grand secours comme les séances de relaxation et les discussions chez le psychologue. Pour ne pas être en reste, je consulte également un "guérisseur" qui m'aide également à préparer mon "épreuve". Il n'y a pas de mal à essayer de se faire aider ! Mars :l'opération Une ou deux semaines avant l'opération, je rencontre l'équipe de l'hôpital qui est représenté par le sexologue. Il me confirme qu'au vu des documents en sa possession, il n'y aura pas de radiothérapie post opératoire. Celle ci restera toutefois possible en cas de récidive, ce qui n'est pas le cas si elle est utilisée en première intention. Sur le plan sexuel, la "reprise" devrait intervenir d'ici quelques mois… La veille de l'opération, je prends mes quartiers à l'hôpital avec mon épouse qui restera pour la nuit. La séance de relaxation programmée produit ses effets, je suis très réceptif. Les infirmières sont prévenantes, discrètes et respectueuses. L'urologue et l'anesthésiste plaisantent. Je passe une bonne nuit. Réveillé de bonne heure, une nouvelle séance de relaxation me détend et complète efficacement la "camisole" chimique qui a pour vocation de me faire "planer" . Je pars au bloc comme si j'allais faire les courses. Ma femme s'attendait à une crise, à des pleurs : rien ! Le bloc n'est pas prêt. J'attends sans crainte. Puis on m'installe…dormez je le veux ! Je n'ai aucun souvenir de la salle de réveil. J'avoue, et croyez moi je suis douillet, que je n'ai jamais ressenti de douleurs post opératoire. Juste des désagréments liés à la sonde dont le maintien dure une semaine. Aie, "c'est pas top" quand l'infirmière la secoue pour faire descendre les impuretés. Deux jours après l'opération, je suis de retour chez moi. J'ai une perte d'autonomie que je vis mal, à cause de la poche urinaire. Je redoute bien entendu les toilettes intimes mais finalement cela se passe bien. Une infirmière à domicile gère les pansements. Elle me retire la sonde, comme prévu. J'étais angoissé, je me suis même réfugié sous l'oreiller. Or, je n'ai rien senti juste un frottement léger, un peu comme lorsqu'on retire sa ceinture en gardant son pantalon. On sent la ceinture glisser dans les passants. La sonde retirée, je vais uriner normalement. Bien entendu je suis "garni" car il y a des fuites Ho surprise ! le lendemain du retrait une petite érection matinale, alors ça c'est totalement inattendu. Voilà, je mets un terme à ce récit. J'écrirai un peu plus tard la suite. J'ai juste pour ambition de vous faire partager une expérience positive. C'est sans doute ce que je recherchais le plus avant mon opération. Or j'en ai rarement trouvé. A bientôt, gardez confiance et surtout n'hésitez pas à informer le corps médical de vos craintes par peur du ridicule !
Cancer de la prostate
Paul237
10 Juil 2018
Voilà, ça fait 10 ans cette année que j’ai subi une prostatectomie suite à un adécarcinome découvert en juin 2008. Je veux témoigner sur ce site pour tous ceux qui viennent de découvrir qu’ils sont atteints d’un cancer de la prostate et pour ceux qui sont opérés depuis quelques semaines ou quelques mois. Je connais le traumatisme moral, l’abattement, l’angoisse, lorsqu’on apprend la terrible nouvelle et le traumatisme psychologique et physique de la période post-opératoire. C’est un témoignage positif et optimiste, car découvrir que l’on est atteint d’un cancer de la prostate n’est pas forcément la fin d’une vie, ni le commencement d’une autre, c’est avant tout une épreuve. Si le cancer est détecté et traité suffisamment tôt, vous avez toutes les chances de retrouver une vie tout à fait normale d’où l’importance du dépistage. Voici mon expérience : A l’âge de 57 ans, en février 2008, PSA à 4.35 ng/mml. Consultation en mai, chez un Urologue de la polyclinique de Cholet et décision de pratiquer une biopsie. Juin, le résultat tombe, j’ai un adécarcinome, taux de Gleason 6 (3+3). Je suis abattu le moral au plus bas. Puis en juillet, un IRM pour établir un bilan d’extension. Résultat : pas de débordement, le cancer est au stade pT2a Nx M0 R0. Ouf, cela aurait pu être pire, je retrouve le moral. En octobre, prostatectomie sous cœlioscopie avec préservation des bandelettes neurovasculaires. L’opération s’est bien passée sans aucune complication. Quand ils m’ont retiré la sonde urinaire, catastrophe, je ne contrôlais plus mes urines. L’incontinence était totale. Trente séances de rééducation périnéales avec améliorations constantes, mais il a fallu attendre environ 2 ans environ pour retrouver une continence acceptable. Dix ans plus tard, la continence n’est pas parfaite mais me permet de vivre tout à fait normalement. Concernant les érections, je n’ai pris aucun médicament ni autres palliatifs d’ailleurs. Les érections sont revenues progressivement, avec le temps, pour arriver au bout de 18 mois à un niveau comparable à celui de l’avant opération. Là encore, je mène sur ce point une vie tout à fait normale pour mon âge. Dix ans sont passés, mon PSA est toujours de l’ordre de 0.010 ng/ml et cette période difficile de ma vie est pratiquement oublié, du moins je l’espère. Si j’ai décidé de témoigner, c’est parce qu’il y a beaucoup trop de témoignages à connotation « négative ». Je le rappelle, une prostatectomie n’est pas un drame mais une épreuve qui dans beaucoup de cas s’efface avec le temps, alors restons positif et gardons le moral.
TEMOIGNAGE A + 3 MOIS PROSTATECTOMIE et dernier
patrick
22 Mai 2018
Voila 3 mois que j ai subi une prostatectomie dans une clinique bordelaise de renom ,effectue a l aide d un robot vinci par un chirurgien urologue de renom . 3 mois après voici mon cas personnel car j insiste chaque cas est différent c est pour cela que les témoignages ne peuvent pas servir à tout le monde pour se constituer un avenir .Mon incontinence est toujours là, mais cela ne semble pas une surprise en effet le kiné chez lequel je fais ma reeducation a vu plus de 300 patient est la moyenne se situe plutôt entre 3 et 6 mois au delà on peut se poser des questions, les cas qui n ont plus de fuites au bout de 2 semaines ceux sont des phénomènes. Il faut respecter le temps de cicatrisation ,beaucoup font en effet des imprudences physiques ceux qui peut accentuer l incontinence et la rendre plus longue dans le temps. Enfin j ai lu que les urologues prenaient en compte le choc psychologique pour le malade ,donc ne pas hésiter à se rendre chez un psychiatre ou psychologue moi j ai préféré un psychiatre, l annonce du cancer,l incontinence , l impuissance tout ceci est vraiment très lourd à supporter. bon j attends maintenant le prochain résultat de mon psa a 6 mois la fin de mon incontinence après retrouver un peu de virilité , j ai une pensée pour ceux qui n ont pas eu de chance et qui doivent se battre durement contre ce cancer, et n oubliez pas chaque cas est différent ne vous évaluez pas par rapport a un témoignage. bon courage à vous.
Cancer resistant a la castration
Belge
5 Avr 2018
J'ai 74 ans et mon parcours avec le cancer dure depuis 2 ans.Tout evolue tres vite. 1.2016 diagnostic, gleason 9 donc agressif.Aucune atteinte hors prostate selon imagerie. Trois urologues dont un parent proche proposent sans hesiter la prostatectomie radicale.Ce sera fait a Bruxelles.Gleason 9 confirme et atteinte hors capsule inconnue avant, 2 ganglions atteints . Aucun effet postoperatoire. 3 mois plus tard le psa double donc recidive biologique selon criteres d'usage (0,01,0,1 et puis 0,3) 2 Radiotherapie adjuvante prevue sur loge etc. Examens imagerie preparatoires revelent mainintenant metastases osseuses avant imperceptibles ou erreur medicale pre-operatoire? 3.Nouvelle strategie: horomonotherapie 1ere ligne avec Decapeptyl associe a une radiotherapie Taxotere. Psa retombe 0,08. 4. Suivi imagerie revele legeres nouvelles metastases osseuses alors que les marqueurs classiques sont tres bons: psa indetectable,testoterone 0,05. 5. Nouveau traitement hormonotherapie 2eme ligne par Zityga. 3 mois a peine metastases toujours la et plus reactives. Marqueurs toujours tres bons. Oncologue dit que cela arrive mais que suis cas rare ! Arret immediat Zityga avec sevrage de la prednisone. Pour terminer previdion prochainement de nouveau traitement innovant: radium 233 par perfusion je crois pour traitement local metastases osseuses encore sans trop de degats. Conclusion: ai l'impression d'avoir fait grosse connerie en me faisant operer.Tout s'emballe et a la fin je ne vivrai pas ni mieux ni plus longtemps. Ou alors bonne decision mais guerison impossible. Parfois medecins semblent perdus … Consulte naturopathe qui ne pige rien !